Tour de l’atlantique et ensemble pour ce Partage
Après le départ par voie aerienne de nos amies Geraldine & Anne , l'équipage est maintenant réduis au capitaine et moi même. Nous passons une nuit supplémentaire à Machico; nuitée gracieusement offert par le capitaine du port qui commence à nous connaître, on n'est bien vu, mais il est temps de partir...
La veille nous recevons la visite de "Madeira sailing performance" afin de règler notre problème de girouette qui était inutilisable depuis plusieurs semaines.
Intervention efficace d'Olivier, qui armé de son baudrier et d'une poignée d'ascension se hisse lui même en haut du mât tout en fumant sa cigarette, un vrai écureuil.
Pour l'anecdote, Roland et Olivier participaient aux même courses Transmanche il y a 15 ans de ça, le monde est petit, celui de la voile encore plus .
Maintenant prêt à mettre cap sur les Canaries, avec une navigation de 250 miles prévu en 48 heures .
Nous quittons donc l'archipel de Madère en laissant à tribord les "Ilhas Desertas" et pouvons contempler de près l'aridité de ses dernières ; hautes de plus de 400 mètres, elles abritent tout de même une belle diversité d'oiseaux marins, deux phares à chaques extrémitées, et rien de plus...
Le vent nous portent bien et avons noté une pointe à neuf noeuds, ce qui est le record depuis notre départ de Brest.
Mais qui dit vent dit vague et le No comment est pas mal remué, Roland ne dort pas, moi ça me berce.
Et soudain, ça mord ! Effectivement, la ligne de traîne qui était jusque-là inefficace nous offrent deux Dorade Coryphènes en l'espace de 24 heures. Quel régal !
C'est à l'aube du deuxième jour de navigation que se dessinent à l'horizon notre première escale aux Canaries, l'île de la Palma , ainsi qu'un cargo fuyant au loin , seul navire aperçu depuis le depart de Madère.
Tout en se rapprochant de la terre, le vent tombe soudainement, 0 noeud, moteur ça tourne , et nous effectuons ainsi les 20 derniers miles pour rallier le port de Tazacorte .
C'est avec un air de Clarinette dans la marina que nous faisons chacun le tour du cadran, repos nécessaire après deux nuits courtes et chahutées.
Nous sommes maintenant au mouillage juste à côté ; demain nôtre amie Émilie rejoint le No comment . Aujourd'hui est encore à faire , un tour dans l'île s'impose.