À bord, les journées ne commencent jamais vraiment de la mème manière… . Aujourdhui saledi pas de grande agitation : on prend le temps, on profite du bateau , du beau temps et de cette petite vie d’escale où l’horloge semble avoir pris congé de manière indéterminée !
En fin de matinée , changement d’ambiance : coup de vent et hop une lampe à l'eau. Ni une ni deux, Henri se lance a l’eau , avec des capacités d’observation dignes d’un véritable radar sous-marin. Mission réussie, lampe retrouvée, on peut déjeuner ☺️
Des petits toasts de houmous et des spaghettis ravissent nos papilles et nos corps bientôt partis pour une petite aventure pédestre.
Enfin… presque… Une journée sans gaffe de ma part n’est pas une journée accomplie: au moment de rentrer dans l’annexe , mes lunettes, elles, décident de faire un plongeon pour retrouver les fonds marins! Et là, deuxième plouf : Henri se jette (encore!) immédiatement à l’eau mais cette fois, la mer happe jalousement l’objet… Elles vont rester donc quelque part entre deux vagues et trois poissons curieux - pour le moment 😅
Pendant ce temps, Roland, toujours gêné par son pied, reste à bord pour bricoler le carburateur du deuxième petit moteur, avec le pointeau venu de La Rochelle.
Pour Henri et moi, c’est parti pour une belle marche du côté de la Caldera de Taburiente.
Un peu d’auto-stop pour rejoindre la ravine et le départ du sentier : ici, même les déplacements font partie de l’aventure. Et l’auto-stop fonctionne - a l’aller 😅
Dans le lit du Barranco de las Angustias, entouré de falaises abruptes et de paysages spectaculaires, le chemin suit le cours de la rivière , entre fraîcheur et soleil.
À chaque détour, le décor change: la roche, l’eau, les grandes parois issues de l’activité volcanique… On avance tranquillement, avec cette sensation agréable d’être tout petit au milieu d’un paysage immense. Après une petite baignade revigorante , on trouve un gisement d'eau chaude et de fer, surprenant!
Le retour à bord se fait à la tombée de la nuit. Petit repas, quelques échanges sur les aventures de chacun, et tout le monde au lit rapidement sur la douce voix de Dido, choix du capitaine 🙂↕️ Mais après une journée comme celle-là, pas besoin de berceuse !
Dimanche matin, lever tranquille à la saveur du soleil, du café et de la mangue
Direction le marché aux puces et d’artisanat de la Plaza de Sotomayor. Un joli bazar comme on les aime, rempli de curiosités et de créations de particuliers.
On flâne, on regarde, on s’arrête ici et là au son d’un petit groupe de musique a l’ombre du grand arbre accueillant.
Puis vient l’heure du déjeuner avec un petit sandwich sur mesure, frais, simple… et délicieux comme les canariens en ont le secret !
Impossible ensuite de résister à la super adresse de Henri pour une glace locale à El Drago. Glace méritée pour les tendons fatigués de Roland 😉
Une belle façon de goûter à la production de l’île dans le joli parc Gomez Felipe jouxtant pour observer les poules et les petits lézards, tenanciers du lieu.
En fin de journée, retour sur le No comment. A bord comme à terre, chaque chose avance à son rythme: Henri repart à la recherche des lunettes d’Émilie. Troisième tentative, même détermination… mais toujours pas de lunettes à l’horizon.
Il faut parfois accepter que certaines choses restent au fond de l’océan.
Pierre l’autre brestois du mouillage nous rejoint pour partager un apéritif plein d'anecdotes d'aventures et de bricolesen cette fin de journée. La lumière descend doucement sur l’horizon...