Tour de l’atlantique
16h sur le No Comment. Le vaisseau a enfin coupé son moteur pour se concentrer sur la prise au vent. On prend ce qu'on a. Depuis deux jours, le combo voile-moteur permet d'assurer une moyenne au-dessus de cinq noeuds et de faire avec un vent capricieux. Auquel on ne comprend pas grand chose.
Alors que la météo annonçait du vent "dans l'cul", dixit le capitaine, depuis un bail, on tient un bon près depuis... Le 4 juillet. En théorie, ça devrait finir par tourner. Mais la théorie est à 520 miles de la pratique. Alors bon, on a mis Cap vers Madère. 215°, direct. Ch'allah, on verra bien.
520 miles, c'est la distance qui nous sépare désormais de Porto Santo : la moitié du trajet est faite. A l'arrivée, Henri sera un parfait quincheur. Au cours d'une partie endiablée, il a découvert les atouts, les mises et les prises de têtes pour compter les points. Première victoire de Ferdi et moi-même. Enfin... à peu près.
Pas dit par contre qu'on aura du poisson. Un gros pépère a embarqué l'hameçon, une partie du fil et nos espoirs de manger de la bonite hier soir. Espoir qui n'est pas révolu. Un nouveau fil a été tendu. On tient le bon bout !
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